Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 17:53

 

CHIENS contre REQUINS


Des patrons pourris

Pour faire du profit

Ont décidé de délocaliser

A l’étranger

Dehors les ouvriers

Vous êtes licenciés

A moins d’accepter

De déménager

En Yougoslavie

Ou bien en Roumanie

 

Chérie, vite, il faut faire ma valise !

Demain le patron délocalise

J’ai pas le temps d’embrasser les enfants

Il m’offre un poste en Roumanie

Tu vois, il n’est pas si méchant

Bien sûr le salaire sera bien plus petit 

On devra travailler plus longtemps aussi 

Je peux pas faire autrement

Ne pleure pas je t’écris ! …

Ah ! faut pas que j’oublie !

Pour l’Europe, il m’a bien dit

Il faut voter oui !


Dehors on nous jette

Comme de vieilles chaussettes

Ce n’est pas négociable

Mais non plus acceptable

D’autres ont choisi de se rebeller

Grève illimitée, usine occupée

C’était déjà la misère

On est très en colère

Qu’est-ce que tu ferais toi ?

Je crois qu’on n’a plus le choix

On va tout faire sauter

A présent ça nous est égal

Boum ! ça va péter !

Ils disent qu’en démocratie

Ça n’est pas légal

Faudrait peut-être qu’on leur dise Merci !

 

On demande pas la charité

Juste un peu de dignité

On est tout de même pas des chiens

Mais eux c’est vraiment des requins

Œil pour œil, dent pour dent

Ça va vraiment mal finir là dedans

Ils veulent faire des économies

On va s’en occuper

Plus besoin de déménager

Un dernier bout de ficelle

Un petite étincelle

Et…boum ! c’est fini !

 

Par Zoepaulmartin - Publié dans : société
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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 17:46

 

DROIT à L’EUTHANASIE

LIBERTE surveillée

Par caméra cachée

Défense de voler

Même de quoi manger ;

Liberté épiée

Par satellites interposés

Ou par puce intégrée

Dans nos cartes magnétiques

Et bientôt implantées

Sous la peau

Comme un sceau

A jamais indélébile  ;

Liberté illusoire

Des travailleurs exploités

En fins de mois affamés

Multipliant déboires

Et loyers impayés ;

Ils finiront sous les ponts

Avant même l’arrivée

De la délocalisation

Tant redoutée.

 

EGALITE l’improbable utopie

On naît futé ou nigaud

Laid ou beau

Question de pot

On ne choisit pas ses parents

Et pas toujours ses enfants

On vit avec ou sans soucis

Dans le camp des dirigeants

Ou du côté des exécutants

Certains gagnent le gros lot

D’autres payent des impôts

On vieillit malade ou en bonne santé

On meurt entouré ou abandonné

Et c’est l’enfer ou le Paradis

 

FRATERNITE oubliée

Dans cette société sans pitié

Où chacun doit lutter sans repos

Pour sauver sa peau

En écrasant ses semblables

Tout en gardant l’air convenable

Quitte à vendre père et mère

Pour une survie imaginaire

Faite de guerres et de misère

 

SANTE bafouée

Par décisions cupides

Des laboratoires chimiques

Prescrivant force antibiotiques

Vaccinations obligatoires

Avec scléroses aléatoires

Agriculture aux pesticides

Additifs, colorants, conservateurs

Pour accélérer l’Homicide

J’en ai bien peur !

Malbouffe à bas-prix

De l’obésité fait le lit

Système immunitaire affaibli

Favorisera sida, cancers

Folie et autre alzheimer

Reste plus qu’à espérer

l a prochaine épidémie

Sûrement la grippe aviaire

Pour réguler la démographie

Sur notre pauvre terre stérilisée.

 

 

EDUCATION à l’abandon

Les parents ne savent plus dire NON

Sans foi, ni lois, leurs rejetons

Sont transformés en sauvageons

Toute forme d’autorité refusée

Le goût à l’effort périmé

sur les bancs d’une école

20 ans ils passeront

A s’ennuyer, s’agiter, se dissiper

Avec pour toute sanction

Quelques heures de colle

Et ils en sortiront …

Illettrés !

 

MORALITE Puisque la vie est partie

Que la survie est trop difficile

Accordez-nous au moins l’euthanasie

Pour rendre à l’Humanité

Un soupçon de dignité

 

Par Zoepaulmartin - Publié dans : société
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Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 09:24

 

La soif du pouvoir pimentée d’un grain de folie a transformé à deux reprises l’Europe puis le monde en boucherie sanguinolante décimant notre jeunesse. Pour tenter d’oublier d’avoir flirté de trop près avec la mort, la libération a sonné le départ de la course à l’abondance, au tout, tout de suite, de peur que l’enfer nous rattrape une nouvelle fois.

Alors, on a tout fait en excès ; on a certes, beaucoup travaillé, beaucoup produit, beaucoup consommé, beaucoup dépensé, cash ou à crédit, beaucoup gaspillé et beaucoup pollué.

Qu’importe, on a trop souffert au chemin des dames puis sur les plages de Normandie , à Hiroschima et Nagasaki aussi ; et que dire d’Auschwitz ou autre Treblinka ; le monde entier, toute nationalité confondue avait besoin d’oublier l’enfer des tranchées ou l’explosion du champignon . On voulait du confort, du bien-être, plus de privations ni de contraintes, profiter et si possible jouir de l’instant présent ; bref, on a donc brûlé la chandelle par les deux bouts, trop vite, sans réfléchir et on va s’en mordre les doigts ou du moins ce qu’il en reste !

A foncer ainsi tête baissée dans l’ère du matérialisme, on a perdu nos valeurs et perverti la notion du bonheur. Pour commencer, on a coupé les liens avec notre mère : la terre ; puis on l’a souillée, empoisonnée, tarie jusqu’à la stérilité ; faut pas s’étonner à présent qu’elle soit fâchée et qu’elle se rebelle ; Une mère peut-elle pardonner à ses enfants autant d’ingratitude ?

Puis croyant rencontrer le bonheur dans l’accumulation de biens matériels, on a acculé les plus vulnérables à la faillite ; ne pouvant plus rembourser leurs multiples crédits, on leur a saisi ce qu’ils s’imaginaient être leurs biens jusqu’à ce que les banquiers prêteurs mais pas donneurs les ramènent à la réalité ; ils se sont retrouvés à la rue avec leurs meubles que l’on est venu récupérer ; mais pas eux !

Quant aux riches et aux puissants, l’accumulation de biens mobiliers, immobiliers, en dur ou en nature, ne les amusant plus, ils ont placé plus haut la barre illusoire du bonheur ou plutôt de la jouissance du pouvoir et se sont mis à accumuler de l’argent ; l’argent coûte que coûte, comme une drogue qui les a rendus peu à peu inhumains jusqu’à vendre père et mère, breveter et s’approprier tout ce qui est encore vivant pour encore plus d’argent !

La suite on la connaît pour la vivre au quotidien : de scandales sanitaires en scandales politico-financiers ; des patrons véreux qui délocalisent pour engranger plus de bénéfices ; les profits qui augmentent inversement proportionnel aux reculs des acquis sociaux, des inégalités qui se creusent, le chômage, la malbouffe, l’obésité ; l’Homme ou ce qu’il en reste est sous contrôle : scanné avec portable greffé à l’oreille et puce intégrée, aliéné sous prétexte de sécurité ; et résultat du tout chimique pour intensifier les productions au nom de la sacro-sainte croissance : la pollution de l’air, des sols, des cultures, des rivières et ses conséquences en chaîne : cancers, alzheimer, atteintes neurologiques et psychologiques diverses, stérilité…

Epuisement des ressources fossiles, accélération de la disparition des espèces vivantes et l’Homme en bout de chaîne ? Les puissants de ce monde par cupidité se sont tout appropriés, piétinant au passage leurs congénères sans vergogne, ni remord ; ils ont pillé toutes les ressources naturelles, défiguré les paysages pour en extraire jusqu’à la dernière goutte d’énergie fossile, les convertissant en argent pas toujours très propre, pensant ainsi se mettre à l’abri du besoin. Mauvais calcul !

Avant qu’il ne soit trop tard, la poignée de bourreaux qui exploite le reste de l’humanité devrait sans délai s’inspirer de la sagesse Indienne et réfléchir sur ce proverbe transmis il y a fort longtemps qui résonne comme une mise en garde que l’on aurait tort de conjurer d’un sourire moqueur :

Quand le dernier arbre sera abattu

Le dernier poisson péché

La dernière rivière empoisonnée

Alors vous découvrirez

Que l’Argent ne se mange pas !

Tout ça pour ça ; Tout ça pour rien ! Eux non plus ne seront pas épargnés ; mais est-ce vraiment une consolation ? Ce choix de société dévastateur ira-t-il jusqu’au bout de sa logique ou plutôt de son incohérence nous conduisant inexorablement à l’effondrement d’une civilisation avec comme corollaire la disparition de la race humaine, faute d’avoir compris que l’Homme n’est qu’un grain de sable dans un eco-système dont il est partie intégrante et qu’il ne peut donc pas survivre à la destruction de son environnement naturel.

Je ne crois plus que la solution se trouve au fond des urnes. Comment peut-on encore faire confiance à notre classe politique quand notre chef d’état assure le Lundi qu’il va taxer le capital et déjeune le Mardi avec ses potes de la bande du Fouquet’s ; Que penser de ce guignol échevelé de Borloo qui offre l’image d’un écolo convaincu et qui en douce avant de partir signe avec les multinationales de l’énergie le droit de défigurer la France du Larzac à l’Ardèche, de gaspiller l’eau précieuse, de polluer les nappes phréatiques, d’empoisonner faune, flore et humains pour exploiter quelques gouttes de gaz de schiste pour une poignée de dollars supplémentaires, anéantissant ainsi des années d’efforts d’investissement pour développer le tourisme dans cette si belle région. Jean Ferrat avait pourtant bien contribué à promouvoir notre Ardèche mais il faut croire que vu de Paris ça reste quelques crottes de chèvres dans le trou du trou du cul du monde ; quelle pitié !

Avons-nous atteint le point de non-retour ? Pourra-t-on sauver l’Homme malade de son environnement contaminé ? La Nature déjà se rebelle de plus en plus fort, de plus en plus souvent, soufflant le chaud et le froid, soubresauts suivis d’une brève rémission avant la prochaine rechute. A moins que les Hommes aussi jouent les insoumis et se souviennent d’André Gide : “Le monde ne sera sauvé, s’il peut l’être, que par les insoumis”. En effet, l’heure n’est plus au fatalisme dans lequel nous a plongé un tel système ; insoumis de tous les pays, il est urgent de se réveiller, de se rebeller, de s’unir et d’agir ; mais faites vite car Malraux l’a dit : “le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera point !”

Pour ma part, je crois encore à l’intelligence, à la connaissance, à la culture, à la spiritualité et aux êtres qui en sont pourvus pour nous sauver et reconstruire un monde plus solidaire basé sur des valeurs plus morales, plus humaines et donc plus durables, plutôt que sur l’accumulation fulgurante mais aléatoire d’argent et de biens matériels comme fin en soi qui, par définition , n’a pas d’après possible.

Pour un espoir retrouvé, un avenir à nouveau envisageable, je crois en des Hommes tels que Pierre Rabhi et ses solutions empreintes de sagesse, de bonté, conduisant comme une évidence à la sobriété heureuse à condition toutefois que chacun assume “la part du colibri”. A ceux qui le qualifieraient trop vite d’utopiste, je leur répondrais que de tout temps ce sont précisément les utopistes qui ont fait avancer le monde ; certes, ils sont aux antipodes des matérialistes ; il y a donc encore un long chemin à parcourir ; pas si sûr ; la terre étant ronde et l’Histoire cyclique les 2 extrémités sont donc très proches l’une de l’autre ; et enfin, ce serait sous estimer le ras le bol général des survivants si ce n’est des morts vivants qui aspirent à renaître et qui dans l’énergie du dernier souffle pourraient bien mettre en fuite les despotes de tout poil qui soumettent leur peuple à une quelconque soumission d’ordre militaire, économique ou culturelle.

Par Zoepaulmartin - Publié dans : société
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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 13:01

 

Avec ses fines lunettes d’intellectuel qui lui tombent du nez et son crâne dégarni de fort en maths, M. Woerth, à priori, avait l’air sérieux et compétent ; les Anglais (qu’on appelle aussi la perfide Albion) auraient pu dire de lui qu’il était : “ the right person at the right place ”

Interrogé sur des sujets économiques complexes, M.Woerth répond invariablement par des analyses claires et des démonstrations carrées qui nous laissent pressentir un homme intellectuellement brillant ; ce qui est plutôt rassurant vu l’impasse dans laquelle se trouve notre pauvre France ; on se serait presque surpris à l’imaginer en Sauveur.

Sa bouille ronde, son sourire doux qui peut passer pour timide, son ton posé, et sa gestuelle plus que discrète le situait aux antipodes de son remuant patron, rendant le contraste saisissant et le bonhomme d’autant plus psychologiquement rassurant. Enfin, un responsable politique équilibré, qui semblait bien dans ses baskets, respirant la simplicité malgré la hauteur de ses capacités. Bref, le genre d’individu qui inspirait confiance presque à l’unanimité !

Par la suite, il fallut bien déchanter ; dépêche après dépêche, notre saint homme semble mêlé à tout ce qui est possible en matière d’abus de pouvoir, d’influence voire de malversations. L’opinion publique est d’autant plus amère que la blessure d’amour propre est profonde ; comment peut-on s’être laissé berner à ce point ?

Force est de comprendre que l’homme, contrairement à son patron est passé maître dans l’art de dissimuler. En effet, il y en a pour qui la devise :“chassez le Naturel, il revient au galop”, colle à la peau ; sans cesse trahi par des tiques nerveux incompressibles, des haussements de ton que retient mal une colère sous jacente, un sourire forcé ou sarcastique au coin d’une bouche convulsée et une démarche mal coordonnée qui s’efforce de paraître assurée ; bref, un déséquilibre patent qui transpire malgré l’énergie déployée pour le dissimuler.

A l’opposé, la maîtrise psychologique a atteint une telle perfection chez M. Woerth qu’il est capable de donner le change sans aucune faille ; expert en trahison indécelable, il aurait pu faire carrière en tant qu’agent secret au moins triple.

A présent qu’il est démasqué, c’est un peu tard ; la politique aura sans doute la peau de ce démon à tête d’ange ou plutôt les journalistes , du moins certains journalistes, ceux qui ont le courage et l’éthique de faire passer leur métier avant leur pérennité en refusant de manger dans la main du Pouvoir.

 

Par Zoepaulmartin
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Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /Juin /2010 10:10

Votre enfant hurle de colère

Et se roule par terre

Vous avez osé lui dire : NON

ou lui refuser un bonbon

excédés vous lui mettez une fessée

SOS enfants maltraités

Vous êtes convoqués

Sommés de vous expliquer

Auprès des services sociaux

Il sait ce qu’il veut

Il est hypernerveux

Lui dire non ? Attention

Des fois qu’il ferait des convulsions

On vous culpabilise


Quelques années plus tard au supermarché

le chariot, c’est lui qui le remplit

Votre enfant a choisi ses sucreries

Selon ses marques préférées

Vous avez juste le droit de pousser

Jusqu’à la caisse et de payer

Arrivé à la maison

Direction le salon

Il ne vous aidera même pas à ranger

C’est l’heure de son émission de télé

Vous n’insistez pas de peur de le contrarier


Devenu ado

Vous trouvez qu’il dort trop

Vous tentez de protester

Il vous menace d’un couteau

Il rentre tard, il a trop bu

SOS parents battus

Vous culpabilisez

Qu’est ce que j’ai loupé ?



A l’école il n’a pas travaillé

Apprendre une leçon c’est fatigant

Et puis en rentrant il préfère allumer la télé

Les profs le font chier

Il faut écouter c’est trop contraignant

De signatures imitées

En absences répétées : viré !

Vous commencez à avoir peur

Vous prenez des antidépresseurs


20 ans : encore chez ses parents

Il n’a pas de diplôme

Traîne la nuit avec d’autres mômes

n’a pas cherché de boulot

il n’aime pas se lever tôt

il vous demande toujours de l’argent

les virées avec les copains, les clopes, le cannabis

et pour s’acheter une voiture : son dernier caprice

vous avez beau faire des heures supplémentaires

le frigot est vide, plus que des pommes de terre

et vous n’avez pas eu le temps de les éplucher

il décide donc d’aller manger au Mac Do

mais comme il ne vous reste plus un seul euro

furieux, il vous le fera payer

la tête dans la cuvette des WC

en asile psychiatrique vous finissez

lui sera peut-être incarcéré

à moins que la société indulgente

lui reconnaisse encore des circonstances atténuantes


au pays des enfants rois

les parents portent leur croix

ils sont vraiment trop gâtés

faut-il vraiment interdire la fessée ?

 

Par Zoepaulmartin - Publié dans : éducation
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